14 Jan

Programmation

19ème festival « Cruis en Jazz »

3-4-5-10-11 août 2018

Concerts à 21h dans la cour du cloître de Cruis (04230)

3 août : Le Quartet (New Orleans)

Après un concert impromptu à Limoges il y a deux ans, nos quatre compères ne veulent pas en rester là, urgence de se retrouver, évidence de la création, bonheur en partage.

Trois idées président à la création de cet ensemble.

Chaque musicien est très sollicité et joue souvent. Il n’a aucune envie de se mettre en avant.

Accoler son nom à celui du groupe n’a aucun sens. L’esprit s’approche de celui d’une coopérative, un mouvement commun pour l’ensemble. Quatre forces qui s’unissent dans l’écoute, le respect, le partage,
le luxe…

Enfin, il leur est essentiel de mêler classicisme et modernité. Le répertoire est celui des formations traditionnelles mais il est proposé dans un style actuel tel que joué dans les clubs de la Nouvelle Orléans. Tous ont d’ailleurs eu l’occasion d’y jouer et même pour certains d’y enregistrer.

Le mariage clarinette/trompette, pourtant peu évident, fait merveille : échanges, réponses, contrepoint, décalages, surprises, ces messieurs s’en donnent à cœur joie.

La rythmique piano/washboard existe depuis vingt ans et allie souplesse et dynamique, énergie et retenue, folie et subtilité (mais oui!). En fait, il semble qu’il n’existe quasiment pas de formations avec cette instrumentation.

Originaux de surcroît? Quelle aubaine ! Laissons conclure Erik Satie: « Pour la modestie, ils ne craignent personne. »

À la trompette, un jeune prodige, Alexis BOURGUIGNON, pétri de jazz depuis tout petit, ayant tous ses prix. Très sollicité, du haut de ses 24 ans, son emploi du temps ressemble à celui d’un ministre, mais en plus gai. Le Paris Swing Orchestra, le Red Star Orchestra, Spirit of Chicago, Electro de luxe, Pink Turtle, tournées d’M Pokora, Olivia Ruiz et N’oubliez pas les paroles sur France 2. Ses influences majeures restent Wynton Marsalis et Leroy Jones. Quelle bonne idée…

À la clarinette, un jeune prodige, Jérôme GATIUS, que le public du festival Cruis en Jazz a déjà eu l’occasion d’apprécier à plusieurs reprises. Discret, modeste mais tellement doué, il est imprégné de cette musique qui nous est chère. Il suit son cap, s’envole doucement vers les sommets de l’art du swing, pétri des chorus des Darnell Howard, Edmond Hall, Sidney Bechet, Albert Nicholas et bien sûr Evan Christopher. Mais attention, son langage, totalement personnel, le rend unique. Ceci explique ses nombreuses participations aux festivals tant dans l’hexagone que partout en Europe, mais aussi à la Nouvelle Orléans où il fut invité à se joindre aux meilleurs locaux pour jouer dans le prestigieux et mythique Preservation Hall. La reconnaissance de ses pairs à ce niveau vaut toutes les récompenses.

Au washboard, un un peu moins jeune prodige, Thierry BOURGUIGNON, père d’Alexis. Il débute l’apprentissage de la trompette à l’âge de 10 ans au sein de l’école de musique de l’harmonie de son village. Après un cursus classique au Conservatoire en formation musicale et instrumentale ainsi qu’en Direction d’Orchestre, il est engagé en 1988 en qualité de chef d’orchestre par la Société Philharmonique de la Souterraine et l’Orchestre Départemental de la Creuse. Attiré également par la pédagogie, il enseignera durant de nombreuses années la formation musicale et l’éducation musicale. Il continue aujourd’hui encore, de mener entre autres de nombreuses actions de formation pour les encadrants ou les chefs des sociétés musicales. Tubiste, batteur et “washboardiste’’ actif et très éclectique, il intervient dans de nombreuses formations : Caïman Swing, Rue des Lilas, Sonacinq, Ladies’ Pop, Rive Gauche trio ou encore au sein du New Washboard Band avec lequel il a enregistré deux albums dont un a été primé dans la revue Jazzman. Invité dans bon nombre de festivals, Il est aujourd’hui reconnu comme l’un des spécialistes du washboard en France et considéré par Gilbert Leroux comme étant son plus proche disciple. Passionné depuis son enfance par le jazz, il dirige depuis 20 ans le Festival d’automne en Creuse de Jazz à La Sout (La Souterraine). De plus, sa passion et sa grande connaissance de l’Orchestre d’Harmonie lui vaut de siéger au bureau exécutif de la Confédération Musicale de France.

Au piano un encore moins jeune prodige : Alain BARRABES, lui aussi bien connu des spectateurs de Cruis… Depuis quarante ans, il caresse ébène et ivoire dans toutes sortes de formations, festivals, concerts.
Son jeu de piano avec une main gauche solide et efficace s’inspire de ceux de Fats Waller, Ralph Sutton, Cliff Jackson. Il lui permet d’accompagner complètement les solistes et de les pousser au meilleur en toute complicité. Ses influences ne se bornent pas aux pianistes stride mais incluent aussi les maîtres plus récents. En fait tout ce qui swingue le rend heureux. Le CD « Echoes of spring » (2015) en duo avec Jérôme Gatius reçut un fort bel accueil de la critique et bénéficia de plusieurs passages à France Musique.

Avec ces quatre compères, c’est la Rolls Royce du swing New Orleans qui arrive à Cruis…

4 août : Jérôme Gatius Quartet invite Éric Luter (New Orleans)

« Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière ». Cette citation de Michel Audiard (qu’il vénère) va comme un gant à l’invité de la soirée : Eric Luter. Quel plaisir de le retrouver avec sa bonhommie, sa folie, son swing. Non seulement il chante, mais il déjante. Il scatte et il s’éclate. Sans tapage, il partage. De tout son être, (1m92), il swingue, il transpire le jazz reçu de son clarinettiste de père, Claude Luter, mais aussi des Ladnier, Spanier, Coleman et bien sûr de Louis Armstrong. Quelle gageure de faire swinguer en français des classiques du jazz (témoin son dernier CD : « ZE FRENCH PROJECT »). Eric LUTER relève le gant avec brio et gourmandise.
Mais attention il ne vient pas seul !
Invité du Jérôme Gatius Quartet, il se retrouve entouré de « sacrés clients » qu’il connaît de longue date, ayant croisé avec eux la croche swinguée dans bon nombre de concerts.
Jerôme GATIUS, Clarinettiste abreuvé aux meilleures sources, celles des clarinettistes du début du siècle, comme Johnny Dodds et autre Omer Simeon, George Lewis, Sidney Bechet, a crée une marque très personnelle « contemporaine » du Jazz Traditionnel New Orleans. Sa virtuosité et son enthousiasme contribue à étendre l’héritage de ce Jazz du début du siècle. Il joue dans diverses formations : « Guillaume Nouaux Trio » (En 2016, ce trio sort « Here Comes The Band » un album qui fera l’unanimité de la presse spécialisée « Choc » Jazz Magazine, « Elu » Citizen Jazz, « Indispensable » Jazz Hot, « Indispensable » Jazz News), « Clarinet Summit », « New Orleans Big Four », « Echoes of Spring », « Jérôme Gatius and The Ryhthm Men ».
Alain BARRABES, pianiste au jeu solide et efficace (Duo avec Jérôme GATIUS, Echoes of Spring, Alain Barrabès New Orleans Trio, New Washboard Band, le Quartet). Il s’inspire des grands pianistes du jazz classique.
Laurent VANHEE, contrebassiste terriblement swinguant, un des meilleurs en France, qui « groove » le feu de Dieu. Souplesse, assise, rondeur, la grande classe, Les Gigolos, Pink Turtle, Cedric JEANNAUD et tant d’autres.
Benoît AUPRETRE batterie. Fabuleux « drummer », il donne à voir autant qu’à entendre et colore les concerts de couchers de soleil à la Nouvelle Orléans. Un régal, Mississippi Jazz Band, Jérôme GATIUS trio/Quartet, Oyster Brothers, More Time Papa Orchestra/Eric Luter…)
A prévoir donc, des retrouvailles explosives dans la bienveillance et le partage. Gageons que nos cinq compères laisseront passer la lumière à nous en éblouir.

Gageons qu’avec ces cinq artistes là, ça va gravement swinguer !

5 août : Kid Duch and his French Friends (New Orleans)

Kid DUTCH est un digne héritier du siècle du Jazz, made in USA. Musicien voyageur, né à New York, il joue le trombone, la trompette et chante le jazz en parcourant l’Amérique entre la Nouvelle Orléans, la Floride et La Caroline du Nord.

Chef d’Orchestre du « Dutch’s Perseverance Brass Band » depuis 1987, mais également « Kid DUTCH and His New Orleans Music », « Kid DUTCH and His Blusicians » et du « Harlem Madness Orchestra », il travaille en Floride avec Allan VACHE, John LAMB (Duke ELLINGTON) Johnny MINCE (Tommy DORSEY Orchestra), Dick HYMAN, ainsi qu’au Canada avec « Magnolia Brass Band », « Kid Bastien’s Happy Pals », « Silver Leaf Band ».

Depuis le ragtime jusqu’à la musique swing en passant par le blues, il marche dans les pas des anciens de la nouvelle-Orléans avec qui il a tout appris. Il a joué avec Evan CHRISTOPHER, Claude LUTER, Jacques GAUTHE, Wendell BRUNIOUS, Tom SAUNDERS, The NO Jazz Vipers, Loose MARBLES, Society Brass Band, Miss Belle Brass Band. Il est la mémoire de cette musique, connaît mille et une anecdotes, un personnage haut en couleurs d’une simplicité qui n’appartient qu’aux grands et à l’histoire du Jazz.

Kid Dutch est accompagné depuis 4 ans par ses « French Friends » pour des tournées en Europe, avec le quartet de Renaud PERRAIS (saxo, clarinette, trompette), Thierry LUTZ (Batterie), de Jean-François MERLIN (Contrebasse) et Eric GILLES (banjo ténor). Cet orchestre du sud de France joue un jazz authentique et traditionnel, typé de blues de la Nouvelle-Orléans et de danse du siècle dernier. En 2017, il s’est produit entre-autre en région PACA, à Aix, Marseille, Luynes, Sanary, Sainte-Maxime…

Avec Kid Dutch & his French Friends, c’est LE son authentique New Orleans.

10 août : Scott Hamilton Quintet « French’ment Jazz » (jazz)

Scott HAMILTON, « une légende du jazz » !

Un des plus grands saxophonistes ténor américain. Né en septembre 1954 à Providence (Rhode Island – U.S.A.), Pendant sa petite enfance, il a entendu beaucoup de jazz à travers la vaste collection de disques de son père, et a fait la connaissance des grands du jazz. Il a essayé plusieurs instruments, y compris la batterie vers l’âge de cinq ans, le piano à six ans et l’orgue à bouche. Il a eu quelques leçons de clarinette à environ huit ans, mais ce fut le seul cours de musique formel qu’il n’ait jamais eu. Même à cet âge, il était attiré par le son de Johnny Hodges, mais ce n’est qu’à l’âge de seize ans qu’il commença sérieusement à jouer du saxophone.

Il a déménagé à New York en 1976 à l’âge de vingt-deux ans, et grâce à Roy Eldridge, avec qui il avait joué un an auparavant à Boston, a obtenu un concert de six semaines au Michael’s Pub. Roy lui a aussi ouvert la voie pour travailler avec Anita O’Day et Hank Jones.

En 1977, il a formé son propre quatuor, qui est devenu plus tard un quintet, avec Bunch ajouté au groupe. La même année, Carl Jefferson l’a entendu et a commencé à l’enregistrer pour son label Concord. Plus de quarante albums plus tard, il enregistre encore pour eux, en ayant fait beaucoup sous sa propre direction, plusieurs avec son quatuor britannique régulier de John Pearce, Dave Green et Steve Brown, dont son dernier Nocturnes & Serenades.

Installé à Londres, où il a joué pour la première fois en 1978, il voyage maintenant à travers le monde depuis l’Italie. Chaque année, en plus de deux ou trois résidences avec le quatuor au Pizza Express Jazz Club, des dates de clubs de jazz britanniques et des festivals dont Brecon, où il est l’un des mécènes, il visite régulièrement l’Allemagne, les Pays-Bas, la Scandinavie, le Japon, Espagne et Italie.

Dave Gelly, saxophoniste et écrivain ténor dit de Scott : «Suivre un solo de Scott Hamilton, c’est comme écouter un grand causeur en plein flux. Vient d’abord la voix, le son inimitable et assuré de son saxophone ténor, puis le style informel et finalement la maîtrise étonnante et la maîtrise éloquente du langage jazz. »

French’ment Jazz, nouvel album sorti en août 2017, est né de la passion de Kristin MARION pour le swing et son amour pour notre belle langue française avec ses musiciens et acolytes. Ils ont l’art et la manière de faire swinguer le français et l’anglais grâce à des sonorités et inflexions très personnelles, tout en gardant un phrasé authentique et festif.

Kristin MARION fréquente le monde du jazz depuis l’âge de 30 ans. Formée aux Etats-Unis, elle partage la scène en chantant avec Brad GOODE, Daniel HUCK, John ZAPPA et de nombreux autres artistes dont Scott HAMILTON.

Philippe MARTEL pianiste, débute très jeune au conservatoire de Rouen. À Montréal, il eut l’occasion de travailler en compagnie d’Oscar PETERSON. Il est l’accompagnateur et mari de Kristin MARION.

Malcom POTTER, chanteur et contrebassiste franco-britannique, a accompagné sur scène et sur disque, de nombreuses figures du jazz et du blues, Daniel HUCK, André CECARELLI…, et bien sûr Scott HAMILTON.

Willie WALSH, natif d’Irlande, est très actif sur la scène marseillaise et irlandaise. Il joue de la batterie dans tous les styles, participe aux albums et tournées mondiales d’artistes de renom.

C’est une légende internationale du jazz, accompagnée de prestigieux musiciens, qui sera en concert dans le cloître.

11 août : Nico Duportal & His Rhythm Dudes (Rhythm & Blues, Soulful Blues)

Reeling n rockin’ Soulful Blues, voici une appellation appropriée à la musique servie par le guitariste/chanteur Nico DUPORTAL. Puisant son inspiration aux meilleures sources de la musique populaire américaine, il est devenu en quelques années, une figure incontournable et emblématique de la scène Européenne.

Nico Duportal & His Rhythm Dudes sillonnent les routes, écumant festivals et clubs belges, hollandais, allemands…. Anglais, espagnols etc… Leurs prestations incendiaires galvanisent auditeurs comme danseurs. C’est tout le Rhythm’n’Blues et le Rock’n’roll originel que Nico et ses acolytes ressuscitent avec ardeur et style.

Ce groupe a eu l’occasion d’accompagner nombre de légendes internationales telles que Big Jay, McNeely, Ruby Ann, Alex Vargas…De même qu’en 2014 et 2015, Nico Duportal tournera en son nom dans les clubs californiens et festivals à La Vegas, accompagné par The Memphis Kings, il aura l’opportunité d’être invité à poser sa guitare aux côtés de Kid Ramos, sur un titre de l’album « Wrapped up and ready », du Collectif Américain The Mannish Boys.

Côté studios, c’est en 2009 que Nico décide de s’entourer de fines gâchettes pour l’album « Meet me in the Basement », disque live et sans fioritures. Il persiste et signe avec ses Dudes, en sortant en juin 2011, l’album « Goin bach to ya », pour lequel le magazine Soulbag lui décernera « le pied » (5 étoiles, réservé aux disques faisant date). Mais la série continue avec « Real Rockin’papa » en 2013, « Guitar Player » en 2015 avec la chanteuse texane Jai Malano Rocket Girl. Le tout nouvel album « Dealing with my blues », sorti hors de France, présente une évolution indéniable dans le style de Nico Duportal, mélange de blues calypso, soul, mambo, gospel et Rock’n’roll. Avec une touche résolument moderne, le groupe ne perd pas pour autant la sonorité qui fait son identité.

Le dernier projet est la collaboration du groupe avec Benoit Blue Boy (et le guitariste Stan Noubard-pacha) « À boire et à manger à Saint Germain des prés », un hommage aux pionniers du rock français des années 50, Moustache, Jean-Pierre Sasson, Mac Kac… Autant d’albums qui témoignent indéniablement du style fougueux, de la vivacité et du savoir faire de Nico Duportal & His Rhythm Dudes ».

The Dudes est composé de Thibaut CHOPIN (basse et chœurs), Pascal MUCCI (Batterie et chœurs), Olivier CANTRELLE (claviers et chœurs), Alex BERTEIN (Saxo baryton), Sylvain TÉJÉRIZO (Saxo ténor).



Pour clore le festival, avec Nico Duportal & His Rhythm Dudes, ça va déménager !

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